Kaléidoscope

Ask me anythingArchive

Regret

And in the end
I will hate myself,
for all the things 
I never did
and will never be
anything but
wasted memories.

L’ennui

— Je ne m’ennuie jamais avec toi.
— C’est ce qui te fais rester ?
— Je pense, c’est la chose la plus importante entre deux personnes tu ne trouves pas ? Ne jamais s’ennuyer, ne pas se demander pourquoi nous sommes encore là mais plutôt pourquoi n’avons nous pas été depuis le début.
La plupart du temps, je n’ai eu affaire qu’à de piètres clones, à chaque fois, je passais de moins en moins de temps avec elles car, à chaque fois, je savais ce qui m’attendait au tournant.
— C’est triste, tu pensais qu’elles se ressemblaient toutes ? Où alors tu ne cherchais plus à savoir qui elles étaient vraiment ? Au final tu les réduisais à une simple idée de la fille que tu désirais, ta considération à leur égard était une insulte envers leur personnalité propre.
— Tu as surement raison, mais c’est ce qui est certain c’est que je    m’ennuyais, ce qui n’est plus le cas maintenant.
C’est pour ça que j’aime être avec toi.
Je ne m’ennuie pas. 

I picked up a shell that looked like Jupiter

I picked up a shell that looked like Jupiter
Your eyes were still closed
As I washed myself between the waves
Diving to the blue bottom
Resting for moment
Finding the strength
To go back on your side.

I picked up a shell that looked like Jupiter
Awoken by the first lights
You said I was too close
I got away with wind
Forgotten goodbyes
Already too far.

I picked up a shell that looked like Jupiter.
My feet landing on the ground when
A thousand years old silence
Hit my bones
In an endless melody.

Hangover

When the calm streets
shine bright
the dizzy man
is led 
to the bed
full of regret.

Écarlate joie
de l’esprit en émoi
lorsque dans ses veines
coule sans peine
la blanche vérité.


Recherche interminable
du chant palpable
de la raison,
seule maison
de l’enfant naïf
mué en déserteur de l’illusion.


Accablé par le projecteur,
maître chanteur
de l’homme néant,
plongeon dans l’océan
de la création.

Bourgeoise


Le temps passe et
Tu ressasses
Tes vieux souvenirs
Le son de ton rire

Sans peine
Tu te traînes
Au fond de ton lit
Au fond de l’oubli

Sous les couvertures
La tendre ouverture

Jeune fille
Part en vrille
Elle oublie son texte
Le dernier des prétextes
Entourée, oubliée
Totalement délaissée

Soudain s’émerveille
Ses yeux s’emparent d’elle
Fixent le miroir
Effacent le soir
Prête son corps
Le joyeux tort
A une transe
Folle danse. 

L’avancée.


Le retour n’est plus,
Les vagues ont stoppées,
Elles chantent
Ma dernière avancée.

Les murs tombent,
Les souvenirs abandonnés
sur le plancher.

L’indécis avance,
Le futur invisible
à ses côtés.

Je ferme la porte,
J’oublie la perte.

Elle seule reste,
La lune parfaite,
Illumination inconnue
Dans la nuit nue.

Indécis j’avance,
Le futur invincible
à mes côtés.

Adolescence abandonnée,
Le chemin est retrouvé,
Reste mon lit vide,
ô livide visage.

Le Temps,
Dans sa course effrénée,
Folle résignation
De cette vaine avancée.

 

L’ancien souffle.


Ineffables visions,
D’une chute sans retour.
Béate fuite,
De l’instant illusoire.

Face à l’inexistant souvenir,
L’utopique temps,
Le néant des peurs,
Hier était mon bonheur. 

Juvénile admiration.


L’enfant effrayé,
Ferme ses yeux,
Face au soleil inespéré,
L’esprit silencieux.

Il tombe et se perd,
À terre.
La tête haute,
L’oubli des fautes.

Il tend sa main, ses doigts,
Et se brûle encore une fois.
Douloureuse avancée,
Vers l’heureuse apogée. 

La chute.

As-tu déjà réfléchi à la valeur des choses ?
A cet objet que tu gardes précieusement et qu’au final, un jour, tu lâches imprudemment. La chute fatale qui le brise, lui arrachant sa valeur dans un dernier souffle. Ce ne sont que des morceaux, ce n’est plus ce que tu chérissais quelques instants plus tôt, triste transformation qui rend méconnaissable l’objet chéri. Il suffirait de tout reconstruire, mais sera-t-il encore ce que tu avais connu ? 

 Amnésie matérielle, ce ne sont que des morceaux, ce n’est plus rien.